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Focus Italie
Mamma mia, l’Italia ritorna!

 

Le cinéma italien renaîtrait-il de ses cendres? Deux films en compétition à Cannes cette année et deux prix. C’est un beau palmarès pour notre voisin transalpin qui fut, depuis la fin des années 40, un modèle de création artistique qui a imposé une école (le néo-réalisme) puis excellé dans des genres dont il est longtemps resté le maître : la comédie sociale, le réquisitoire politique, la fantaisie allégorique. De ce sommet, la chute fut brutale. La privatisation des chaînes de télé, la berlusconisation des ondes et des esprits, le désinvestissement étatique ont conduit le cinéma italien dans le marasme.

Malgré cette crise profonde, certains cinéastes réussissaient à le maintenir en vie et parfois de belle façon. L’oeuvre des Moretti, Soldini, Amelio et aujourd’hui de Sorrentino, Garrone et Rossi Stuart s’inscrivent ainsi dans la continuité de cette histoire prodigieuse. En sera-t-il de même des Claudio Noce, Francesco Costabile, Valerio Mastandrea, Alessandro Celli, Silvia Chiogna, Fabio Mollo, Michele Rho, Michele Alhaique, et de Gianluca et Massimiliano de Serio ? Tous dans la jeune trentaine, ils sont les dignes représentants de ce Focus Italie, constitué de deux programmes montés en collaboration avec Stefano Martina, directeur artistique du festival Arcipelago et sélectionneur des courts métrages à la Biennale de Venise et notre conseiller artistique Massimiliano Nardulli.

Braquant, pour plusieurs d’entre eux, leur caméra sur la jeunesse, ils tracent un portrait peu reluisant d’une génération en sursis, prête à basculer dans la délinquance, la drogue, la prostitution et la criminalité. Livrés à eux-mêmes, face à l’éclatement de leur famille et l’absence de repères, ces adolescents impulsifs baignant dans la culture foot (Il Torneo), parfois héros romantiques (Dentro Roma, Dora), se créent de nouvelles solidarités (Fine Corsa, Aria) où l’amour pourrait être au rendez-vous.

Souvent tournés à la périphérie de Rome, ces films, riches d’audaces formelles, reflètent bien le nouveau tissu social de l’Italie constitué aujourd’hui de populations issues de l’immigration, rejetées aux marges de la société et récupérées par leur communauté (Zakaria). Le travail au noir fait également partie de cette réalité comme dans Clandestinas ou dans 3,87 où l’on peut, là aussi, rêver en vain au bonheur. Loin des villes, on n’est pas davantage à l’abri. Dans Giganti, situé dans le Sud de l’Italie soumis à la pression de la Mafia locale, un jeune homme se réfugie, lui, dans le silence. C’est un peu
aussi dans cette « retenue » des sentiments que se noue l’histoire d’une perte dans l’intimiste Veglia. L’Italia è ritornata!

 

La Médiathèque de Saint-Martin s’associe à la fenêtre sur l’Italie que propose le Festival. Leur équipe propose aux Brestois une sélection d’ouvrages et de films sur le cinéma et l’Italie du mardi 4 au samedi 8 novembre. Pour satisfaire l’ouïe autant que les yeux, la Discothèque de prêt a fait une sélection d’albums de musique italienne qui seront en point d’écoute à la discothèque du 4 au 8 novembre. Le public retrouvera ces documents en accès libre au coin lecture en Méridienne du Quartz pendant la semaine du Festival. La Caravane ensorcelée sera également devant la Médiathèque de Saint-Martin pour des projections et des animations le samedi 8 novembre de 10h à 17h.

Dès que l’on parle du cinéma italien, ce sont d’abord des voix qui nous viennent à l’esprit : la musique de la langue italienne fait partie de notre mémoire cinématographique. Pour retrouver cette musicalité, la Rai nous fait le cadeau de présenter une série d’interviews radiophoniques des plus grands noms du cinéma italien : Sophia Loren, Federico Fellini... Diffusé au Festival Arcipelago en juin et en octobre 2008 au Festival de Rome, « La radio in Technicolor » est une série inédite de portraits réunissant des photos des plus grands noms du cinéma Italien et les commentaires et interviews radiophoniques de la radio italienne.
Du mardi 11 au dimanche 16 novembre – Foyer 1 du Quartz

 L’Italie en débat

Une table ronde sur le jeune cinéma Italien se tiendra en présence de réalisateurs invités au Festival, de Stefano Martina, directeur artistique du festival Arcipelago, Massimo Forleo de la Rai et Vittorio Sclaverani, directeur du Piemonte Movie Festival de Turin. L’occasion de se pencher sur la cinématographie de ce pays en plein renouveau.

Mardi 11 novembre - 17h – Méridienne du Quartz  


 
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