Le Jury officiel

 

  Présidente du jury
Après un DEA de littérature anglaise et cinq années d’enseignement, Anne-Louise Trividic se consacre à l’écriture de scénarios. En 1995, elle écrit avec Pascale Ferran “L’Age des possibles”, un téléfilm Arte, qui met en scène les élèves du Théâtre National de Strasbourg. Elle co-écrit ensuite avec Pierre Trividic un programme de la collection Un Siècle d’Ecrivains : “Le cas Howard Phillips Lovecraft”. Puis c’est le début de son travail avec Patrice Chéreau. “Intimité”, adapté de l’écrivain anglo-pakistanais Hanif Kureishi, sort en 2001. Elle travaille ensuite avec Tonie Marshall, sur “Au plus près du paradis”, avec Catherine Deneuve et William Hurt. Suivent “Son frère”, de Patrice Chéreau, adapté d’un roman de Philippe Besson et “Gabrielle”, toujours réalisé par Patrice Chéreau, tiré d’une nouvelle de Joseph Conrad, avec Isabelle Huppert dans le rôle-titre. En 2006, elle a écrit un scénario original pour le metteur en scène de théâtre Frédéric Fisbach, “La pluie des prunes”, téléfilm pour Arte, dont l’action se passe à Tokyo. Elle a ensuite été la dialoguiste du téléfilm en deux parties pour Canal +, sur l’affaire Elf, “Les prédateurs”, réalisé par Lucas Belvaux. Elle vient de terminer le scénario du nouveau film de Patrice Chéreau, “Persécution”, en cours de production.
  Richard Bohringer est comédien (César du meilleur acteur pour “Le grand chemin” de Jean-Loup Huber t en 1987, César du second rôle pour “L’addition” de Denis Amar en 1985, 7 d’or du public pour le téléfilm “Un homme en colère” de Didier Albert en 1997). A ce jour, il a joué dans 120 films et 50 téléfilms. “C’est beau une ville la nuit”, le film réalisé, produit, interprété et adapté de son livre a reçu en avril dernier les prix d’interprétation et du premier film au Festival les lumières de Safi au Maroc. Egalement dramaturge, éditeur, scénariste, producteur, musicien, chanteur et écrivain, il est l’auteur de : “C’est beau une ville la nuit” (Denoël), “Le Bord Intime des Rivières” (Denoël), “L’ultime conviction du désir” (Flammarion), “Carnets du Sénégal” et “Bouts Lambeaux” (Arthaud).
  Né à Tours en 1971, Antony Cordier intègre, après des études de lettres, le département “montage” de la Fémis en 1995. Il franchit le pas de la réalisation en 1999 avec le moyen métrage documentaire “Beau comme un camion”. Ce film de fin d’études d’une tonalité très personnelle bénéficie d’un excellent accueil dans les festivals, recevant notamment le Prix spécial du Jury à Clermont-Ferrand en 2000. Tout en continuant son métier de monteur, Antony Cordier poursuit dans la voie de la réalisation à travers un premier court métrage de fiction, “La vie commune”, chronique politico-sentimentale de la vie d’un garage au lendemain d’une élection présidentielle. Il passe tout naturellement au long métrage et s’attire les louanges de la critique pour “Douches froides”, présenté en 2005 au festival de Cannes, dans le cadre de la Quinzaine des Réalisateurs. Interprété entre autres par Johann Libéreau, Salomé Stévenin et Florence Thomassin, le film approfondit des thèmes abordés par les films précédents (de nettes préoccupations sociales et politiques notamment) et reçoit le Prix Louis-Delluc de la meilleure première oeuvre, avant d’être nommé aux Césars dans la même catégorie. Antony Cordier achève actuellement l’écriture de son second long métrage.
Adélaïde Leroux, vingt-cinq ans, a grandi à Hazebrouck, dans le Nord, et étudié au Conservatoire d’Art dramatique de Lille, où elle a notamment joué sur scène les rôles titres d’“Hedda Gabler” d’Ibsen et de “La Mouette” de Tchekhov. Bruno Dumont la choisit alors pour jouer le rôle féminin principal, celui de la jeune Barbe, dans “Flandres”, qui décroche en 2006 le Grand prix du 59e Festival de Cannes. Après ces premiers pas à l’écran, couronnés de succès, Adélaïde Leroux tourne avec Ursula Meier, jeune cinéaste franco-suisse (familière du public du festival de Brest), “Home”, où elle incarne la fille aînée, au caractère bien trempé, d’Isabelle Huppert et d’Olivier Gourmet. Présenté dans le cadre de la dernière Semaine de la Critique, “Home” vient de sortir en France. On a aussi vu récemment la jeune comédienne aux côtés de Yolande Moreau dans “Séraphine” de Martin Provost, avant de la découvrir l’an prochain dans “Alexander Ivul”, le nouveau film de l’iconoclaste cinéaste britannique Andrew Kötting (dont le court métrage “Smart Alek” avait été présenté en compétition à Brest en 1993).

Né à Turin en 1981, Vittorio Sclaverani a étudié l'Histoire du cinéma. Vice-président du Festival Piemonte Movie de Turin, il est aussi co-directeur du Festival de musique et de film de Gavi. Actif au sein de l'Association du Musée National de Cinéma, il apporte sa contribution à la réalisation de court métrages et de documentaires en Italie. Responsable de Franti, la branche italienne de Nisi Masa, il coordonne le groupe de jeunes réalisateurs italiens impliqués dans le projet « Un printemps en Europe », organisé dans le cadre du Festival du Film Court de Brest.

 

Mentions légales
Powered by diasite